Orentha Vale est l’autrice originelle de L’Art de recevoir les coups : une érudite Sensat originaire de Sigil, la cité des portes, qui considérait la magie hostile non comme une théorie, mais comme une chose que le corps pouvait endurer, garder en mémoire et consigner.
Elle est une témoin de l’expérience, une autrice de journaux arcaniques et une collectionneuse de sensations dangereuses dont l’œuvre a rendu la douleur lisible sans la rendre sacrée. Ses récits préservent l’instant où la blessure n’est pas encore devenue compréhension : le tonnerre dans les côtes, la fausse certitude derrière l’œil, l’injonction dans les genoux et l’art des sorts appris du côté qui les subit.
Lorsqu’on lui demandait comment elle avait survécu à tant de sortilèges hostiles, Vale aurait répondu avec une immense gravité :